Mardi 10 janvier 2012
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Elle n’avait plus 20 ans. Et pourtant, elle
valsait seule sur la piste de danse.
Ses cheveux
ébouriffés,
Elle
n’avait plus 20 ans. Et pourtant, elle valsait seule sur la piste de danse. Ses cheveux ébouriffés, sa jupe gitane et son long pull délavés par les années se mouvaient le long de son corps. Elle
dansait jusqu’à s’ennivrer pour oublier ses années de galères. Ses grandes arabesques effaçaient peu à peu le fil de sa vie passée, ses longues nuits sans sommeil et sa solitude. La piste lui
appartenait. Un accordéon égrenait des rythmes d’hier où se profilaient les guinguettes oubliées par le temps. Elle était envoutée par la
musique et par les lumières qui faisaient des ronds de toutes les couleurs sur la piste où sa silhouette s’allongeait à l’infini.

Peu importe le regard des autres
danseurs qui avaient pris place autour d’elle.
Elle
dansait…
Par Jacqueline
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Samedi 17 décembre 2011
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22:45
(Tu es responsable de ce que tu as apprivoisé - Antoine de Saint-Exupéry)
30 décembre 2010 – 18 h Tu es avec moi. Tu ne sais pas ce qui t’arrives,
tu sembles étourdi par le voyage. En quittant la SPA, tu as pleuré, vraiment pleuré.
Et pourtant, quand la grande grille de la cage obscure s’est ouverte (tu venais de
te faire opérer)et que je suis allée vers toi , tu es monté sur ton étagère puis tu as mis tes deux pattes sur mes épaules et un coup de langue sur mon nez pour me souhaiter la
bienvenue.
Tu me ressembles, c’est pourquoi nous nous
comprenons si bien et que nous nous quittons guère. Tu es un amour de minou. Parfois une mauvaise pensée m’effleure : si je quittais ce monde, que deviendrais-tu ?
Ta première photo où tu es devant ta gamelle me fend le cœur tellement que tu es
triste.
Aujourd’hui, un an déjà. Tu as changé. Tes photos reflètent ta
sérénité.
Et puis, quand le soir tombe, tu vas devant la fenêtre écouter la nuit, tout comme
moi.
Tu es un cadeau du ciel. Tu me rends
heureuse et la solitude ne frappe plus à ma porte.
(Je suis certaine qu’en lisant mon texte précédent, un peu romancé,
vous pensiez que je parlais d’un homme… (rire).
Par Jacqueline
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Jeudi 15 décembre 2011
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20:24
Tu es venu…
Ce 30 décembre 2010, au moment où je n’attendais plus rien de cette vie de solitude.
Tu te souviens ? J’avais un jean et un manteau noir, usé par trop d’années de galères. Toi, tu grelottais dans tes habits que tu
devais porter depuis de nombreuses années.
Quand nos regards se sont croisés, nous savions que nous n’allions jamais plus nous quitter.
Ce soir, dans le silence de mon atelier, tu écoutes la pluie, le regard lointain perdu dans je ne sais quel rêve. ..
Mais qui es-tu vraiment ?
Par Jacqueline
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Lundi 12 décembre 2011
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00:36
« Au début, on ne voit rien. On voit un ensemble de choses mais on ne voit rien,
ou plutôt, on voit comme tout le monde. Ce qu’il faut, c’est une longue observation méditative, crayon en main. Et au bout d’un certain temps on s’aperçoit que les choses commencent à avoir une autre vérité. La réalité apparait beaucoup plus vraie. Cela demande beaucoup de
temps. »
(
Edouard Pignon « la quête de la réalité »)
Dimanche 11 décembre 2011, 23 h 51
: Vous me manquez. Vous m’avez écrit et je
ne vous ai pas répondu. Veuillez me pardonner. Oui, je reviens vers vous pour une histoire plus longue entre vous et moi, cette fois. Vos blogs doivent être encore plus riches de nouveaux
récits, de créations, de photos ... Me faudra-t-il des jours et des nuits entières pour les visiter ?
Quand je vous ai quittés, j’étais arrivé au terme d’une histoire en peinture.
Depuis deux ans, je me suis consacrée à l’histoire de l’art et au dessin (et encore à ce jour). Il me fallait du silence
suite à ces longues séries de tableaux qui retraçaient mon vécu et mes carnets de voyage.
Il n’y a que les écritures qui ont résisté. Je ne pensais pas, j’étais bien et le
pinceau me guidait à sa façon. Ces toiles ont été une récréation.
Dans ces entrelacs de signes, j’ai senti les rosiers odorants et les fleurs d’orangers sur la terre rouge du Maroc. Je me
suis promenée dans la chaleur des souks aux épices. J’ai revu les couchers de soleil dans la brousse qui embrasaient tout le paysage. J’ai voyagé aux sources tziganes. J’ai humé le parfum
des jardins de mes grands-mères. J’ai suivi, sur les chemins de mon école, les sentiers de violettes au bleu délavé… le temps d’un tableau…
… En attendant de suivre, je l’espère d’autres chemins en peinture.
Par Jacqueline
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Vendredi 9 avril 2010
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19:45
Je vais revenir, il le faut. Votre présence me manque. Pour moi, vous n'êtes pas virtuels mais bien en chair et en os. Vos pseudos et prénoms défilent dans ma
tête... Je ne peux plus pallier à ce vide...
Je vous remercie pour vos courriers qui me touchent énormément. Il faut que je m'organise pour aller vous rendre visite sur vos blogs. Théatre, peinture
et sculpture avalent tout mon temps mais je ne peux plus rester silencieuse envers vous.
D'ici le mois de septembre, je dois résoudre ce problème en prenant des cours d'informatique dans un organisme agréé.
Jacqueline
Par Jacqueline
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