Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 11:05

 

 

 

 

 

ciel.jpgTes cheveux noirs de jais

Ton jean délavé

Sur ton vieux vélo bleuté

Tu traînais tes dix sept ans

A mon père tu en voulais

Car il m’interdisait de te parler 

Nous partions en bande

Ils étaient beaux les dimanches

D’éclat de rires en éclats de rires

Nous vivions notre insouciance

 

Puis la vie nous a séparés

Tu t’es marié

Moi, je rêvais de liberté

 

Les années ont passé

Je ne t’ai jamais oublié

Je t’ai beaucoup cherché

Sans jamais te retrouver

 

Aujourd’hui, je sais

Je ne te reverrai pas

Je ne peux me consoler

Que tu aies quitté cette terre

 

Tout me semble vide

Mon cœur saigne

Ma vie s’est arrêtée

Elle n’a plus aucun attrait

 

Je ne peux me résigner

A ton absence

Toi, l’ami de mes errances

Où dans nos rires entremêlés

Résonnait l’insolence

De nos jeunes années

 

 

Par Jacqueline
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Vendredi 2 mars 2012 5 02 /03 /Mars /2012 20:54
016.jpg

Que faire, quand la vie passe loin devant soi,

Quand la ronde des heures s’égrène pas à pas,

Et que les joies, les peines, n’ont qu’un seul spectateur,

Qui se lasse à tourner autour de son bonheur ?

Dans quel lieu, quel endroit,

Où rechercher la vie ?

Se mettre hors-la-loi ?

Devenir un bandit ?

Pour voler les reflets d’un soleil qui s’efface,

Faire de faux printemps pour acheter des fleurs,

Tuer le chant du coq, pour que la nuit ne meure,

Et dérober le temps, pour empêcher qu’il passe ?

 

Lorsque l’on ne dort plus, dans un lit bien trop grand,

Lorsque l’on ne sent plus une main dans sa main,

Que l’on ne peut même plus souffrir pour quelqu’un,

Alors on n’est plus rien, même plus un humain ?

 

Poème de Gérard BASILI

de TOUTE UNE VIE DE POEMES ! (La vie, l'amour, la mort) - Editions LA BRUYERE

QUE-SAIS-JE.jpg

Par Jacqueline
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 10:50

 

 

Le printemps reviendra

Hé oui, je sais bien qu'il fait froid,hiver
Que le ciel est tout de travers ;
Je sais que ni la primevère
Ni l'agneau ne sont encor là.

La terre tourne ; il reviendra,
Le printemps, sur son cheval vert.
Que ferait le bois sans pivert,
Le petit jardin sans lilas ?

Oui, tout passe, même l'hiver,
Je le sais par mon petit doigt
Que je garde toujours en l'air...

Maurice Carême (1899-1978) - "En Sourdine" (1964)

 

 

Par Jacqueline - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 12:10

 

 

Elle n’avait plus 20 ans. Et pourtant, elle valsait seule sur la piste de danse.

 Ses cheveux ébouriffés,

Elle n’avait plus 20 ans. Et pourtant, elle valsait seule sur la piste de danse. Ses cheveux ébouriffés, sa jupe gitane et son long pull délavés par les années se mouvaient le long de son corps. Elle dansait jusqu’à s’ennivrer pour oublier ses années de galères. Ses grandes arabesques effaçaient peu à peu le fil de sa vie passée, ses longues nuits sans sommeil et sa solitude. La piste lui appartenait. Un accordéon égrenait des rythmes d’hier où se profilaient les guinguettes oubliées  par le temps. Elle était envoutée par la musique et par les lumières qui faisaient des ronds de toutes les couleurs sur la piste où sa silhouette s’allongeait à l’infini.

dansedanse

 

Peu importe le regard des autres danseurs qui avaient pris place autour d’elle.

Elle dansait…

Par Jacqueline - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 22:45

 

(Tu es responsable de ce que tu as apprivoisé - Antoine de Saint-Exupéry)

 

 

30 décembre 2010 – 18 h             Tu es avec moi.  Tu ne sais pas ce qui t’arrives, tu sembles étourdi par le voyage. En quittant la SPA, tu as pleuré, vraiment pleuré.

Et pourtant, quand la grande grille de la cage obscure s’est ouverte (tu venais de te faire opérer)et que je suis allée vers toi , tu es monté sur ton étagère puis tu as mis tes deux pattes sur mes épaules et un coup de langue sur mon nez pour me souhaiter la bienvenue.                                                      

Tu me ressembles, c’est pourquoi nous nous 529.jpgcomprenons si bien et que nous nous quittons guère.  Tu es un amour de minou. Parfois une mauvaise pensée m’effleure : si je quittais ce monde, que deviendrais-tu ?

Ta première photo où tu es devant ta gamelle me fend le cœur tellement que tu es triste.

Aujourd’hui, un an déjà. Tu as changé. Tes photos reflètent ta sérénité.

Et puis, quand le soir tombe, tu vas devant la fenêtre écouter la nuit, tout comme moi.

Tu es un cadeau du ciel.  Tu me rends heureuse et la solitude ne frappe plus à ma porte.

 

 

(Je suis certaine qu’en lisant mon texte précédent, un peu romancé,  vous pensiez que je parlais d’un homme… (rire).

 

Par Jacqueline - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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