Tes
cheveux noirs de jais
Ton jean délavé
Sur ton vieux vélo bleuté
Tu traînais tes dix sept ans
A mon père tu en voulais
Car il m’interdisait de te parler
Nous partions en bande
Ils étaient beaux les dimanches
D’éclat de rires en éclats de rires
Nous vivions notre insouciance
Puis la vie nous a séparés
Tu t’es marié
Moi, je rêvais de liberté
Les années ont passé
Je ne t’ai jamais oublié
Je t’ai beaucoup cherché
Sans jamais te retrouver
Aujourd’hui, je sais
Je ne te reverrai pas
Je ne peux me consoler
Que tu aies quitté cette terre
Tout me semble vide
Mon cœur saigne
Ma vie s’est arrêtée
Elle n’a plus aucun attrait
Je ne peux me résigner
A ton absence
Toi, l’ami de mes errances
Où dans nos rires entremêlés
Résonnait l’insolence
De nos jeunes années



comprenons si bien et que nous nous quittons guère.